Pour protéger notre avenir, il faut lutter contre les îlots de chaleur
- Erica Dodo


Quel est ce phénomène ?
Ce phénomène, connu sous le nom d’îlots de chaleur urbains, se traduit par une différence de plusieurs degrés, particulièrement perceptible lors des vagues de chaleur. Il s’intensifie surtout durant la nuit.
Plusieurs facteurs contribuent à la formation des îlots de chaleur urbains :
- Une chaleur emmagasinée dans le bâti : La hauteur et la densité des murs bloquent le passage du vent et entraînent un réfléchissement des rayons de soleil.
- Les matériaux de construction : la journée, les matières comme la pierre, le béton ou la brique accumulent la chaleur de l’air et les rayons de soleil pour les relâcher la nuit.
- Les activités quotidiennes : L’usage de chauffage ou de climatisation (qui rejette de l’air chaud à l’extérieur), la circulation des voitures, les activités industrielles et le traitement des déchets.
Quel est l’impact ?
En fait, l’impact des îlots de chaleur urbains va au-delà des simples considérations thermiques. Tel un bouclier de chaleur enveloppant la cité, il engendre également des perturbations significatives pour la biodiversité.
Les îlots de chaleur urbains ont des conséquences profondes sur l’environnement local. Les températures élevées peuvent augmenter la demande d’énergie pour la climatisation, entraînant une augmentation des émissions de gaz à effet de serre.
Ce phénomène représente un défi complexe dans le contexte de l’urbanisation croissante et du changement climatique. La mise en œuvre de solution durable, la planification urbaine judicieuse et la sensibilisation sont essentielles pour atténuer ces îlots de chaleur et créer des environnements urbains plus agréables, durables et sains.

Le météorologiste britannique Luke Howard avait dès le début du XIXe siècle observé à Londres un écart allant jusqu’à 3,7 °C entre le centre-ville et la campagne.