- Par Erica Dodo
- Publié le
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Évapotranspiration : une solution naturelle contre les îlots de chaleur
Comprendre l’évapotranspiration en milieu urbain
Définition de l’évapotranspiration
Défini en 1948 par le climatologue américain Thornthwaite, le phénomène d’évapotranspiration désigne l’évaporation de l’eau issue du sol, des surfaces humides et des végétaux.
Il inclut également la transpiration des plantes, essentielle au rafraîchissement naturel de l’air.
Ainsi, l’évapotranspiration joue un rôle clé dans la régulation thermique des territoires urbanisés.
Le rôle de l’évapotranspiration contre les îlots de chaleur
Végétaliser la ville pour activer l’évapotranspiration
L’une des solutions les plus efficaces consiste à renforcer la végétation urbaine.
Les arbres, parcs et espaces verts favorisent fortement l’évapotranspiration.
Un chêne peut rejeter jusqu’à 1 000 litres d’eau par jour, contre 75 litres pour un bouleau.
Grâce à ce mécanisme, la température de l’air peut diminuer de 2 à 8 °C.
De plus, les arbres réfléchissent environ 20 % du rayonnement solaire, tout en rafraîchissant activement l’air.
Toitures et murs végétalisés : un levier complémentaire
La végétation installée sur les toits et les façades renforce l’évapotranspiration.
Elle limite la surchauffe estivale des bâtiments et réduit les pertes de chaleur en hiver.
Ainsi, ces dispositifs améliorent à la fois le confort thermique et la performance énergétique.
Lors de grandes chaleurs, on apprécie la fraîcheur que procure la forêt grâce à l’ombrage offert. Et grâce aussi à la transpiration des arbres avec son effet rafraîchissant très puissant résultant de l’évaporation, qui agit comme un climatiseur.
Office National des forêts
Limiter l’impact des surfaces imperméables
Les surfaces minérales comme le béton ou l’asphalte stockent la chaleur.
Elles aggravent les îlots de chaleur urbains.
Pour y remédier, l’usage de revêtements perméables devient essentiel.
Ces matériaux favorisent l’infiltration de l’eau et relancent le phénomène d’évapotranspiration.
Par conséquent, les sols se refroidissent plus rapidement lors des fortes chaleurs.
L’évapotranspiration, un climatiseur naturel
Lors des épisodes de canicule, la forêt procure une sensation immédiate de fraîcheur. Cet effet repose sur l’ombrage, mais surtout sur la transpiration des arbres. Selon l’Office national des forêts, ce mécanisme agit comme un climatiseur naturel, sans énergie ni émission.
Les surfaces imperméables, telles que le béton et l’asphalte, caractéristiques des zones urbaines, contribuent à l’accumulation de chaleur. L’intégration de revêtements perméables et la création de surfaces avec des matériaux qui favorisent l’infiltration de l’eau peuvent aider à atténuer l’effet de surchauffe des surfaces imperméables, grâce à l’évapotranspiration.
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L’hybridation entre architecture et nature est essentielle pour créer des villes plus durables. En intégrant des éléments naturels dans les espaces bâtis — comme les jardins verticaux, les toits végétalisés ou les aménagements écologiques — on embellit les environnements urbains tout en luttant contre le changement climatique. Ces solutions renforcent la biodiversité en offrant des habitats aux pollinisateurs et aux oiseaux, améliorent la gestion des eaux pluviales et favorisent la qualité de vie des citadins grâce à des espaces apaisants et ressourçants. Cette approche projette une vision d’avenir où chaque jardin devient un écosystème à part entière, contribuant à une ville plus verte et durable pour les générations futures.





