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Évapotranspiration : une solution naturelle contre les îlots de chaleur

Les îlots de chaleur urbains s’intensifient dans nos villes. L’évapotranspiration apparaît comme une solution naturelle efficace pour rafraîchir l’air et améliorer le confort thermique urbain.
Une ville prise au loin
Face à la hausse des températures en ville, l’évapotranspiration offre une réponse naturelle aux îlots de chaleur. Ce phénomène, lié à l’eau et à la végétation, permet de rafraîchir l’air tout en améliorant la qualité de l’environnement urbain.

Comprendre l’évapotranspiration en milieu urbain

Définition de l’évapotranspiration

Défini en 1948 par le climatologue américain Thornthwaite, le phénomène d’évapotranspiration désigne l’évaporation de l’eau issue du sol, des surfaces humides et des végétaux.
Il inclut également la transpiration des plantes, essentielle au rafraîchissement naturel de l’air.

Ainsi, l’évapotranspiration joue un rôle clé dans la régulation thermique des territoires urbanisés.

Un champ de fleur de plusieurs couleurs

Le rôle de l’évapotranspiration contre les îlots de chaleur

Végétaliser la ville pour activer l’évapotranspiration

L’une des solutions les plus efficaces consiste à renforcer la végétation urbaine.
Les arbres, parcs et espaces verts favorisent fortement l’évapotranspiration.

Un chêne peut rejeter jusqu’à 1 000 litres d’eau par jour, contre 75 litres pour un bouleau.
Grâce à ce mécanisme, la température de l’air peut diminuer de 2 à 8 °C.

De plus, les arbres réfléchissent environ 20 % du rayonnement solaire, tout en rafraîchissant activement l’air.

Toitures et murs végétalisés : un levier complémentaire

La végétation installée sur les toits et les façades renforce l’évapotranspiration.
Elle limite la surchauffe estivale des bâtiments et réduit les pertes de chaleur en hiver.

Ainsi, ces dispositifs améliorent à la fois le confort thermique et la performance énergétique.

Lors de grandes chaleurs, on apprécie la fraîcheur que procure la forêt grâce à l’ombrage offert. Et grâce aussi à la transpiration des arbres avec son effet rafraîchissant très puissant résultant de l’évaporation, qui agit comme un climatiseur.

Limiter l’impact des surfaces imperméables

Les surfaces minérales comme le béton ou l’asphalte stockent la chaleur.
Elles aggravent les îlots de chaleur urbains.

Pour y remédier, l’usage de revêtements perméables devient essentiel.
Ces matériaux favorisent l’infiltration de l’eau et relancent le phénomène d’évapotranspiration.

Par conséquent, les sols se refroidissent plus rapidement lors des fortes chaleurs.

L’évapotranspiration, un climatiseur naturel

Lors des épisodes de canicule, la forêt procure une sensation immédiate de fraîcheur. Cet effet repose sur l’ombrage, mais surtout sur la transpiration des arbres. Selon l’Office national des forêts, ce mécanisme agit comme un climatiseur naturel, sans énergie ni émission.

Les surfaces imperméables, telles que le béton et l’asphalte, caractéristiques des zones urbaines, contribuent à l’accumulation de chaleur. L’intégration de revêtements perméables et la création de surfaces avec des matériaux qui favorisent l’infiltration de l’eau peuvent aider à atténuer l’effet de surchauffe des surfaces imperméables, grâce à l’évapotranspiration.

L’évapotranspiration s’impose comme une solution naturelle face aux îlots de chaleur urbains. En combinant végétalisation, sols perméables et aménagements adaptés, les villes peuvent gagner en fraîcheur et en résilience climatique.

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L’hybridation entre architecture et nature est essentielle pour créer des villes plus durables. En intégrant des éléments naturels dans les espaces bâtis — comme les jardins verticaux, les toits végétalisés ou les aménagements écologiques — on embellit les environnements urbains tout en luttant contre le changement climatique. Ces solutions renforcent la biodiversité en offrant des habitats aux pollinisateurs et aux oiseaux, améliorent la gestion des eaux pluviales et favorisent la qualité de vie des citadins grâce à des espaces apaisants et ressourçants. Cette approche projette une vision d’avenir où chaque jardin devient un écosystème à part entière, contribuant à une ville plus verte et durable pour les générations futures.