Abonnez-vous à la newsletter Capital Durable

Recevez nos enquêtes, guides et conseils chaque semaine.

Quand le droit de préemption ne s’applique pas ?

Lors d’une vente immobilière, le droit de préemption n’est pas automatique. Plusieurs situations prévues par la loi permettent d’y échapper légalement.
Avant de craindre une intervention de la mairie, il faut vérifier si le droit de préemption s’applique réellement. En pratique, de nombreux cas échappent à ce mécanisme, même en zone de préemption.

Le droit de préemption : un outil encadré

Le droit de préemption permet à une collectivité d’acheter un bien en priorité. Toutefois, ce droit reste strictement encadré par la loi.

En effet, le Code de l’urbanisme prévoit des exceptions claires. Ces limites protègent la liberté de vendre et évitent les abus. Ainsi, même en zone DPU, la préemption ne s’applique pas systématiquement.

Ces cas sont prévus par l’article L.213-1 du Code de l’urbanisme, qui liste les situations exclues de toute préemption, même en zone DPU (droit de préemption urbain).

Pour une introduction générale au sujet, voir notre article : C’est quoi le droit de préemption ?

Pour comprendre les démarches lors d’une vente, consultez aussi : Compromis de vente : définition et conseils

Droit de préemption

Les cas d’exonération les plus courants

Les ventes familiales

Tout d’abord, les ventes entre membres d’une même famille échappent à la préemption.
Cela concerne notamment :

  • les parents et enfants,
  • les grands-parents et petits-enfants.

Dans ces situations, la loi considère la transaction comme interne au cercle familial.

Les partages successoraux

Ensuite, les partages liés à une succession ne déclenchent pas la préemption. Lorsqu’un bien se transmet entre héritiers, la collectivité ne peut pas intervenir.

Ce principe vise à préserver la transmission du patrimoine familial.

Les ventes judiciaires

Par ailleurs, les ventes issues d’une procédure judiciaire échappent aussi à la préemption.
C’est le cas notamment lors :

  • d’une saisie immobilière,
  • d’une liquidation judiciaire.

Dans ces cadres, la vente répond à une décision de justice et non à un choix libre du vendeur.

"Le droit de préemption ne doit jamais devenir un frein arbitraire à la transmission légitime des biens."

Des exceptions moins connues mais déterminantes

Les ventes de parts de SCI

Lorsque la vente porte sur des parts de SCI, la préemption ne s’applique pas.
En effet, la collectivité ne peut préempter que des biens immobiliers, pas des titres sociaux.

Ce point reste souvent mal compris par les vendeurs.

Les donations

De plus, le droit de préemption concerne uniquement les ventes. Ainsi, une donation, sans contrepartie financière, reste hors champ.

L’absence de zone DPU

Enfin, la préemption suppose l’existence d’une zone DPU. Si la commune n’a pas instauré ce périmètre dans son PLU, aucun droit ne peut s’exercer.

Dans ce cas, la vente suit son cours normal. Dans le doute, il est essentiel de consulter le notaire ou le service urbanisme de la mairie concernée.

Pour bien comprendre l’impact fiscal d’une transaction, lisez aussi : Taxe foncière : définition et calcul

Que faire en cas de préemption abusive ?

Lorsqu’une collectivité exerce la préemption à tort, un recours reste possible. Le vendeur ou l’acheteur peut saisir le tribunal administratif.

Les motifs de contestation portent souvent sur :

  • l’absence de projet d’intérêt général,
  • une vente exclue par la loi,
  • une zone DPU inexistante ou mal définie.

Cependant, ces démarches sont techniques. C’est pourquoi l’accompagnement par un notaire ou un avocat spécialisé reste recommandé.

Pour plus de précisions, le site officiel Service-public.fr explique les conditions du droit de préemption

Le droit de préemption n’est ni automatique ni illimité. De nombreuses ventes y échappent légalement. Connaître ces exceptions permet de sécuriser une transaction et d’éviter des blocages inutiles.

Abonnez-vous à la newsletter Capital Durable

Recevez nos enquêtes, guides et conseils chaque semaine.

logo de CAPITAL DURABLE

Capital Durable

Le média de l’immobilier écologique

Construire aujourd’hui l’économie durable de demain

Repenser nos modèles économiques est essentiel pour répondre aux défis environnementaux et sociaux actuels. En intégrant des pratiques plus sobres, innovantes et circulaires, nous pouvons construire une économie résiliente qui valorise les ressources tout en réduisant notre impact.

Ces nouvelles dynamiques — de la transition énergétique à la finance durable — encouragent la création de valeur locale, soutiennent l’emploi et stimulent l’innovation. Elles offrent des solutions concrètes pour concilier performance, éthique et durabilité.

En explorant ces transformations, nous mettons en lumière les initiatives qui façonnent l’économie de demain. Ensemble, engageons-nous dans la construction d’un modèle plus équilibré et responsable, au service des générations futures.