- Par Alexis Laborde
- Publié le
Abonnez-vous à la newsletter Capital Durable
Recevez nos enquêtes, guides et conseils chaque semaine.
Réduire les émissions de CO₂ un impératif pour la construction
Pourquoi le secteur de la construction est fortement émetteur
Aujourd’hui, le bâtiment constitue l’un des principaux contributeurs aux émissions mondiales de CO₂.
En effet, ses impacts s’étendent bien au-delà du simple chantier.
Les matériaux et leur production
Tout d’abord, les matériaux jouent un rôle central.
- Le béton et le ciment : la fabrication du ciment représente à elle seule environ 8 % des émissions mondiales de CO₂.
- L’acier : très utilisé dans la structure des bâtiments, il nécessite des procédés très énergivores.
- L’extraction des ressources : sable, pierre ou bois entraînent déforestation et dégradation des sols.
Ainsi, le choix des matériaux influence fortement l’empreinte carbone globale.
Les chantiers et la logistique
Ensuite, la phase de construction génère des émissions directes.
- Les engins fonctionnent majoritairement aux carburants fossiles.
- Les transports de matériaux multiplient les trajets.
- Une mauvaise gestion entraîne souvent des pertes et des déchets inutiles.
Par conséquent, l’organisation du chantier reste un levier majeur de réduction.
L’exploitation des bâtiments
Enfin, la phase d’usage pèse lourd dans la durée. Chauffage, éclairage et climatisation génèrent des émissions indirectes importantes, surtout lorsque les bâtiments sont mal conçus ou mal rénovés.
Quelles solutions pour réduire l’empreinte carbone du bâtiment ?
Face à ce constat, plusieurs leviers existent. Ils concernent aussi bien la conception que la rénovation.
Miser sur des matériaux plus durables
D’abord, le choix des matériaux est déterminant.
- Matériaux bas carbone : béton bas carbone ou formulations alternatives limitent l’usage du clinker.
- Matériaux biosourcés : bois, chanvre, paille ou terre crue stockent du carbone et demandent peu d’énergie.
- Réemploi et recyclage : réutiliser des matériaux issus de la déconstruction réduit la production de neuf.
Ainsi, la construction s’inscrit davantage dans une logique circulaire.
Accélérer la rénovation énergétique
Par ailleurs, rénover reste souvent plus vertueux que construire.
Cela passe notamment par :
- une meilleure isolation thermique,
- des équipements performants, comme les pompes à chaleur ou le solaire.
De cette manière, les besoins énergétiques diminuent durablement.
Optimiser les méthodes de construction
Enfin, les procédés évoluent.
- Logistique plus sobre : engins électriques ou hybrides sur les chantiers.
- Préfabrication en usine : moins de déchets et moins de transports.
En combinant ces actions, les émissions baissent dès la phase chantier.
Plus grande est votre empreinte carbone, plus grand est votre devoir
Greta Thunberg
Le rôle clé des réglementations et initiatives
Pour accompagner cette transition, les cadres réglementaires se renforcent.
Les objectifs européens et nationaux
En France, la RE2020 impose une analyse du cycle de vie des bâtiments.
Elle vise une baisse progressive des émissions liées aux matériaux et à l’énergie.
À long terme, l’Europe fixe un cap clair : la neutralité carbone d’ici 2050.
Les labels et certifications
De plus, plusieurs labels valorisent les démarches responsables :
- HQE et BREEAM,
- Passivhaus, qui limite fortement les besoins énergétiques.
Ces certifications deviennent des références sur le marché.
Les engagements internationaux
Enfin, des organisations comme le World Green Building Council encouragent une décarbonation rapide du secteur à l’échelle mondiale.
Abonnez-vous à la newsletter Capital Durable
Recevez nos enquêtes, guides et conseils chaque semaine.
Capital Durable
Le média de l’immobilier écologique
Un média engagé pour une construction écologique et durable
L’hybridation entre architecture et nature est essentielle pour créer des villes plus durables. En intégrant des éléments naturels dans les espaces bâtis — comme les jardins verticaux, les toits végétalisés ou les aménagements écologiques — on embellit les environnements urbains tout en luttant contre le changement climatique. Ces solutions renforcent la biodiversité en offrant des habitats aux pollinisateurs et aux oiseaux, améliorent la gestion des eaux pluviales et favorisent la qualité de vie des citadins grâce à des espaces apaisants et ressourçants. Cette approche projette une vision d’avenir où chaque jardin devient un écosystème à part entière, contribuant à une ville plus verte et durable pour les générations futures.





