- Par Ambre Levesque
- Publié le
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Toitures et terrasses végétalisées : ce qui fonctionne vraiment
Végétalisation des toitures : comprendre les bases
Avant d’évaluer l’efficacité des toitures végétalisées, il faut clarifier ce que recouvre cette pratique. En effet, toutes les végétalisations ne se ressemblent pas et n’offrent pas les mêmes résultats.
Toitures et terrasses végétalisées : quelles différences ?
Une toiture végétalisée reste souvent inaccessible. Elle vise surtout des fonctions techniques, comme la protection du bâtiment ou la gestion de l’eau. À l’inverse, une terrasse végétalisée accueille des usages. On y circule, on s’y installe, parfois même on y jardine.
Cette distinction influence fortement les choix techniques, notamment l’épaisseur du substrat et la structure du bâtiment.
Les approches différentes selon les usages
On distingue trois grandes familles. La végétalisation extensive utilise peu de substrat et demande peu d’entretien. La semi-intensive offre plus de diversité végétale. Enfin, l’intensive se rapproche d’un véritable jardin, mais impose plus de contraintes. Ecovégétal détaille ces typologies et leurs usages courants.
Végétalisation des toitures : des bénéfices réels
La végétalisation ne relève pas uniquement de l’esthétique. Dans certains cas, elle apporte des bénéfices concrets pour le bâtiment et son environnement.
Toitures et terrasses végétalisées : un vrai levier de rafraîchissement
La végétation limite l’accumulation de chaleur en surface. Ainsi, elle réduit la surchauffe des toitures en été. Le substrat et les plantes agissent comme un tampon thermique, surtout lors des épisodes de forte chaleur.
Selon l’ADEME, la végétalisation du bâti contribue au rafraîchissement urbain, sans toutefois remplacer l’ombre des arbres.
Végétalisations et gestion des eaux pluviales en ville
Les toitures végétalisées retiennent une partie des pluies. Par conséquent, elles réduisent le ruissellement et soulagent les réseaux d’assainissement. L’efficacité dépend toutefois de l’épaisseur du substrat et de la pente.
Le Cerema rappelle que ces dispositifs participent à la gestion intégrée des eaux pluviales.
« La végétalisation des toitures constitue un levier intéressant, à condition d’être intégrée à une stratégie globale. »
Cerema
Végétalisation des toitures : les conditions de réussite
Pour fonctionner, une toiture végétalisée doit respecter plusieurs conditions. Sans cela, les bénéfices restent limités.
Toitures végétalisées : étanchéité et structure à ne pas négliger
Avant toute végétalisation, l’étanchéité doit être irréprochable. De plus, la structure doit supporter le poids du substrat, surtout après une forte pluie. Sans ces précautions, les risques de désordre augmentent rapidement.
Soprema détaille ces exigences techniques pour les toitures végétalisées.
Un suivi indispensable pour éviter les mauvaises surprises
Même les solutions extensives nécessitent un minimum de suivi. En pratique, un contrôle annuel permet d’éviter l’envahissement de plantes indésirables et les problèmes de drainage.
Le site Quelle Énergie rappelle que l’entretien conditionne la durabilité du système.
Toitures végétalisées et biodiversité : des effets à relativiser
La biodiversité constitue souvent un argument mis en avant. Cependant, les effets varient fortement selon les choix réalisés.
Biodiversité et toitures végétalisées : des effets à relativiser
Les toitures végétalisées accueillent surtout des insectes et quelques oiseaux. Elles ne remplacent pas des sols naturels ou des jardins en pleine terre. Leur rôle reste complémentaire.
L’INRAE souligne que la biodiversité des toitures dépend fortement du substrat et des connexions avec d’autres espaces verts.
Quelles végétalisations favorisent vraiment le vivant ?
Des substrats plus épais, une diversité de plantes locales et une continuité avec d’autres espaces verts améliorent les résultats. Ainsi, la toiture végétalisée fonctionne mieux lorsqu’elle s’inscrit dans un ensemble cohérent.
Dans quels cas la végétalisation constitue un bon choix
La végétalisation ne convient pas à tous les bâtiments. Il faut donc choisir en fonction du contexte.
Quels bâtiments se prêtent aux toitures végétalisées ?
Les immeubles collectifs, les équipements publics et certains bureaux se prêtent bien à la végétalisation. Dans ces cas, les bénéfices se cumulent à l’échelle du quartier.
Quand la végétalisation de toiture n’est pas la meilleure option
Sur certains bâtiments, planter des arbres, désimperméabiliser les sols ou créer de l’ombre apporte plus de résultats. La végétalisation de toiture ne doit donc pas devenir une solution automatique.
Intégrer la végétalisation dans une approche globale
Pour être efficace, la végétalisation doit s’inscrire dans une vision d’ensemble. Autrement dit, elle fonctionne mieux en complément d’autres leviers.
Associer toiture végétalisée et sols perméables
La combinaison avec des sols en pleine terre renforce les effets sur le climat urbain. Ainsi, l’eau s’infiltre mieux et la chaleur diminue plus durablement.
Penser à l’échelle du bâtiment et du quartier
À grande échelle, plusieurs toitures végétalisées créent un effet cumulatif. Par conséquent, la cohérence urbaine reste essentielle pour obtenir des résultats visibles.
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Le média de l’immobilier écologique
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L’hybridation entre architecture et nature est essentielle pour créer des villes plus durables. En intégrant des éléments naturels dans les espaces bâtis — comme les jardins verticaux, les toits végétalisés ou les aménagements écologiques — on embellit les environnements urbains tout en luttant contre le changement climatique. Ces solutions renforcent la biodiversité en offrant des habitats aux pollinisateurs et aux oiseaux, améliorent la gestion des eaux pluviales et favorisent la qualité de vie des citadins grâce à des espaces apaisants et ressourçants. Cette approche projette une vision d’avenir où chaque jardin devient un écosystème à part entière, contribuant à une ville plus verte et durable pour les générations futures.





